Les travaux de restauration écologique de la zone de confluence entre le Stillbach et son affluent le Bitzenbaechel ont été réalisés entre août 2025 et février 2026.
Le lit des cours d’eau a été modifié pour un profil plus naturel avec des méandres, dans le tracé historique sur certains tronçons. Les zones humides aux abords sont maintenant plus fonctionnelles, avec des débordements plus fréquents. Une seconde mare a été creusée, en complément de la mare créée par la commune en 2023.
Une partie du site a été aménagé à des fins de promenade et de pédagogie. La commune a ainsi installé un ponton en bois au-dessus du ruisseau et de la mare, avec une plateforme d’observation.
Maîtrise d’ouvrage : Syndicat mixte du Bassin Bruche Mossig et Commune de Still (ponton en bois)
Maîtrise d’oeuvre : ARTELIA et WE SCAPE
Entreprises :
Lot 1 – Travaux de restauration et plantations : PARC DE TRAVAUX D’ERSTEIN
Lot 2 : Fourniture et pose d’un ponton en bois : NATURE&TECHNIQUE, JURA NATURA SERVICES
Coût estimatif de l’opération : 333 000 € HT (études, maîtrise d’œuvre et travaux)
Plan de financement :
Etudes et travaux de restauration 287 284 € HT : Agence de l’Eau (60%), Région Grand Est (20%), Syndicat mixte du Bassin Bruche Mossig (20%)
Ponton en bois avec plateforme d’observation 46 000 € HT : Agence de l’Eau (40%), Région Grand Est (30%), CeA (10%), Commune de Still (20%)

Vue aérienne du site pendant les travaux (décembre 2025) – crédit photo : We-Scape

Vue aérienne pendant les travaux (septembre 2025) – crédit photo : Alsace Motion
Le projet
Le Stillbach est un affluent de la Bruche qui traverse les communes de Still et Dinsheim-sur-Bruche. Il a été rectifié sur une grande partie de son linéaire qui est devenu rectiligne. Le Bitzenbaechel est un ruisseau affluent du Stillbach, qui a été fortement modifié et contraint dans la traversée urbaine de Still.

La commune de Still est régulièrement confrontée aux inondations. En juin 2016, un fort épisode orageux a provoqué l’inondation de plusieurs habitations, essentiellement par débordement du Bitzenbaechel. Dans la perspective de lutter contre les inondations et afin d’adapter un projet d’aménagement urbain sur la Zehmatt, une étude hydraulique et écologique du Stillbach et de ses affluents a été menée par la commune en 2018. L’étude donne des pistes pour ralentir les écoulements et améliorer le fonctionnement hydromorphologique des cours d’eau du bassin versant. Ce projet de restauration écologique est l’une des suites de cette étude.
Le projet porté par le Syndicat mixte du Bassin Bruche Mossig concerne la zone de confluence du Stillbach et du Bitzenbaechel et les prairies inondables sur le lieu-dit « Zehmatt ».
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Ces travaux permettent aux cours d’eau de rétablir leur équilibre hydromorphologique, d’améliorer la fonctionnalité des zones humides et de ralentir les écoulements en cas de crue afin de limiter les débordements en aval. Le projet a également un objectif de valorisation paysagère du site qui pourra devenir un lieu de promenade et de pédagogie pour les habitants.
Vue aérienne du site avant travaux (2024) – crédit photo : We-Scape
Le lit du Stillbach a été modifié sur un tronçon de 150m pour retrouver en partie son tracé historique avec des méandres. Le lit sera créé selon la méthode du lit « emboîté » avec un lit mineur d’environ 0,75m à 1m de large pour les basses eaux puis des banquettes et des berges en pentes douces pour accueillir les débits plus importants. L’ancien lit ne sera pas comblé afin de constituer une dépression humide accueillante pour la biodiversité. La roselière en rive droite du Stillbach, actuellement peu fonctionnelle, sera décaissée pour une meilleure alimentation en eau.
Le lit du Bitzenbaechel a également été modifié à partir du franchissement de la Grand Rue et jusqu’à la confluence avec le Stillbach (250 m). Sur le premier tronçon, le fond du lit en béton et le muret en rive droite ont été partiellement supprimés pour laisser place à un lit emboîté sinueux avec des berges plus douces. La largeur du lit mineur est maintenant d’environ 0,4m à 0,5m afin d’améliorer la situation en basses eaux.
Sur un deuxième tronçon, le nouveau lit est plus sinueux et plus large. La confluence avec le Stillbach forment un angle plus naturel et plus adapté à l’hydraulique des cours d’eau.
Sur les berges des deux cours d’eau, des arbres et arbustes seront plantés pour former une nouvelle ripisylve. Certains arbres présents sur le site ont mis de côté le temps des travaux afin d’être replantés.
Le projet permet la restauration et création de 3 000 m² de zones humides. La roselière existante, en mauvaise état, a été décaissée d’environ 30cm sur 1 400 m² puis laissée en libre évolution. Une mare de 300m² a été créée et connectée à la mare pré-existante par un chenal de 20m de long et 5m de large. La nouvelle mare est plus profonde afin d’être en eau toute l’année et proposer ainsi un habitat permanent pour les amphibiens.
Un chemin piéton de 65m a été créé le long du Bitzenbaechel et se poursuit sur un ponton de 35m pour franchir le cours d’eau et la nouvelle mare. Une plateforme de 30m² permettra d’observer les espèces présentes dans la mare et aux abords. Cet aménagement, accessible aux personnes à mobilité réduite, a été réalisé par la commune.
Certaines parties du site sont volontairement peu accessibles pour favoriser la libre évolution des écosystèmes et éviter le dérangement de la faune.
Plan des travaux – ARTELIA et We-Scape
Des inventaires faune-flore et un diagnostic des zones humides ont été réalisés en 2024 par le bureau d’étude ARCHIMED. Ces éléments ont été pris en compte pour le dimensionnement des travaux.
Le projet a été suivi par un comité de pilotage composé de la commune, de la Communauté de communes, des services de l’État, de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse, de la Région Grand Est et de la Fédération de pêche.
Une réunion avec les propriétaires riverains s’est tenue le 15 avril 2024, pour une présentation du projet et des échanges. Le projet a également été présenté en réunion publique à Still le 31 janvier 2025.
Le Syndicat bénéficie des aides techniques et financières de la part de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse et de la Région Grand Est pour la réalisation des études et des travaux.

